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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:13

tiens, un article de 2008 publié maintenant? C'est vrai que le récit vers la Mongolie n'avait jamais été achevé. Eh oui, je suis en retard avec la publication de cet article, pour de basses raisons d'informatique de stockage de photos, d'accès internet, et parce que j'ai déménagé aussi 3 fois depuis. Enfin bon, comme disait toujours ma grand mère : "Enfin bon".


Le transsibérien m'a ramené sain, sauf, et puant un peu dessous les bras, à Moscou, après 96 heures de train.
Je reprends donc directement la route pour Kiev, en Ukraine. 850km de ligne droite et une frontière à passer. J'avais mis 2 jours sur le même itinéraire pour venir, mais il pleuvait des cordes et je m'étais perdu plus d'une fois dans la campagne ukrainienne à cause de routes fermées et déviations écrites en cyrillique... Cette fois, j'espère rejoindre Kiev dans la journée car la météo est au beau, et j'ai pris confiance, au point de négocier avec emphase et une energie verbale insoupçonnée avec la police qui m'arrêtera 2 fois pour excès de vitesse.

Autant j'arrive à présent à éviter de donner un bakchich aux frontières pour ne pas alimenter ce système de corruption, autant lorsque je suis effectivement en tort, je suis moins tenté de faire le mariole. Les hommes en bleu radarisés ne font pas semblant de lutter pour ma sécurité comme on le prétendrait en France, mais sont là uniquement pour le bakchich. Plus ça va moins je donne. J'ai toujours un porte monnaie avec l'équivalent de 3-4 euros à leur montrer en leur expliquant que c'est tout ce que j'ai et que je dois garder des sous pour mettre de l'essence.
Je leur ai expliqué une fois que je voulais bien leur donner mes derniers roubles, mais que je voudrais qu'ils me donne quelques litres d'essence en échange pour que je puisse quand même éviter la panne sèche. L'argument à fait mouche (mais qu'à fait la mouche?). Ils ont eu pitié et m'ont laissé repartir.

Dernière station service avant la frontière Ukrainienne. Je m'arrête dépenser réellement mes derniers roubles en remplissant mon réservoir et mon estomac, et je repars jusqu'au poste frontière. C'est un des très gros postes frontière qui a l'air étrangement bien organisé. Peu de voitures qui attendent, beau soleil. Le passage s'annonce idéal.

Après contrôle des papiers, j'ai droit rapidement à mon tampon de sortie de Russie, et je m'apprête à aller au poste frontière Ukrainien, lorsqu'un gars, visiblement gradé, surgit d'un bureau à grands gestes et se plante devant ma moto pour m'empêcher de partir. Ca sent le roussi. Il me questionne en russe et il semble être très intéressé pour savoir si j'ai un téléphone portable. Ça sent l'arnaque. On ne me la fait pas à moi! On dirait qu'il aimerait bien que je lui file mon téléphone. Dois je le sortir de ma poche? ou faire semblant de ne pas en avoir? S'il arrive à avoir mon téléphone dans sa main, il y a peu de chances que j'arrive à le récupérer. Mais il insiste pour voir mon téléphone.
Je tapote ma poche pour le sentir là et ... je ne sens rien. Je fouille mes poches ... carramba, j'ai perdu mon téléphone!

Je me dis qu'il ne me croira jamais si j'essaie de lui expliquer que je l'ai perdu, mais au contraire, je comprends enfin qu'il essaie de m'expliquer que j'ai oublié mon téléphone à la station service 7km plus tôt, et que la serveuse de la station, se doutant que j'allais à la frontière les a appelé pour les prévenir pour que je puisse venir le rechercher.

Auriez vous imaginé cela? Moi non. Ni dans un pays où la corruption est un mode de fon,ctionnement normal, ni en France.

 

Le douanier me dit alors de rebrousser chemin pour aller rechercher mon téléphone. Mais il ne peut pas me redonner mon passeport parce qu'il m'a déjà donné le coup de tampon indiquant que je suis sorti de Russie. Me voila donc remonter la file de voiture à contre sens, sans papiers d'identité. Le douanier posé à l'entrée du poste de douane me voit repartir ainsi, à contre sens d'un air bien décidé, comme si je fuyais, et déclenche une sirène d'alarme, mais je ne m'arrête pas et je file sur la 4 voies. Après tout c'est sûrement son chef qui m'a demandé de repartir ainsi!


Je file donc sur la 4 voies pour récupérer mon passeport à vive allure.
Sauf qu'en chemin une voiture de police équipée aussi d'un radar surveille la vitesse! Ils ne m'ont pas arrêté, sans que je sache pourquoi, et c'est tant mieux car j'étais sans passeport, sans autorisation d'être sur le territoire Russe. Je ne m'imagine pas trop essayer de leur faire comprendre la situation.
A la station service, le téléphone maudit m'attendait à côté de la caisse et la serveuse me souhaite une bonne route sans rien me demander. Et moi qui avait justement dépensé mer derniers roubles, je n'avais même pas une pièce à lui donner. En tout cas, je ne voulais pas traîner et je filais a nouveau au poste frontière ou je m'apprêtais à faire profil bas, et où au contraire je fus accueilli à bras levés, comme un héros, sauf par le planton qui a déclenché l'alarme qui n'a pas du apprécié que j'ignore ses invectives.

Traversée de l'Ukraine sans soucis pour repasser 2 jours chez Irina et Bodhan à Radechov.

Grandes retrouvailles. Ils me montrent les photos qu'ils ont prises à mon premier passage.
Y'a pas à dire. Les photos argentiques développées dans une chimie approximative, ça a du charme que n'ont plus les photos numérique, et ça va bien avec l'atmosphère locale.

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Reglage du jeu aux soupapes de la moto, avec des clefs "Made in USSR"!

 

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Bodhan est toujours aussi fier de son atelier moto...

 

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... et moi ravi d'être son pote

 

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Le soir, les gamins du quartiers se retrouvent souvent a ce garage car Bodhan est toujours dispo pour réparer leurs scooters. on improvise donc un barbeccue.

 

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La bouteille en plastique avec de l'eau dedans contient en fait de la vodka. On la finira avant de rentrer.

 

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Ils me proposent d'aller se baigner au lac où ils ont l'habitude d'aller. Allons y! Chouette!
Sauf que cette fois la Lada tombe devant un panneau de proprieté privée. Le "progrès" est en marche. Irina ira partager le gateau qu'elle apportait avec la femme qui semble vivre dans la maison pas loin, et on ira quand même se baigner.


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Attention aux ames sensibles : les images qui vont suivres sont terribles. Elles évoquent toute ma détresse dans ce sombre pays que l'on imagine dangereux, sombre, aux conditions difficiles... J'en ai chié!


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Le soir Irina insiste pour qu'on aille dans un bar pour rencontrer un gars. Je ne comprends pas pourquoi il faut y aller en moto alors que ce n'est qu'à 400m, mais je m'execute. Elle me présente un grand gars, sérieusement éméché à la vodka, et elle insiste pour que je lui fasse faire un tour en moto. Ayant peur que le gaillard fasse trop de gestes derriere moi, je prefere lui laisser aller faire un tour tout seul. Quitte a tomber, je prefere que la moto chute sans moi dessus. Il ne fera qu'un aller retour dans la rue, et reviendra s'asseoir derriere la bouteille de vodka en titubant, mais Irina insite pour que l'on prenne des photos ensemble.

 

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Elle m'expliquera plus tard que ce gars là est le chef de la mafia locale. Le fait de lui avoir prêté fait que l'on est tous copains à présent. La photo sera là pour que Irina atteste qu'elle le connait, et la moto lui rappelera à quelle occcasion ils se sont rencontrés. Bref, c'est un cliché important pour Irina, et cela pourrait plus tard l'aider a sortir de situations difficiles. C'est ca aussi l'Ukraine!

 

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Retour ensuite par les petites routes jusqu'à la maison... Ce voyage est fini!

 

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:27


Autant casser le mythe romantique de l'Orient Express tout de suite : le transiberien est un train a peu pres comme les autres, sauf que le voyage dure une semaine de Moscou a Vladivostok. La difference majeur ne reside donc pas dans le train lui meme, ni dans les gares traversees que l'on n'a pas le temps de visiter, mais dans l'ambiance a l'interieur des wagons.
Prenez place avec moi pour un aller-retour Moscou - Ula Unde (Siberie), sur le bord du lac Baikal.



Wagon 18, siege numero 6, 3eme classe.
Premiere mission : trouver sa place. L'inconvenient d'avoir la couchette nymero 6, c'est qu'il faut utiliser les 2 mains, et donc lacher son bagage a chaque fois, pour demander ou est sa couche pour les 4 jours a venir, avec les doigts de la main.

Enfin, me voila dans mon compartiment. Alyona, une jolie russe... enfin, une Russe, quoi ... est deja assise en face de Spiridon. Je ne saurai jamais la nature exacte de leur relation. Qu'importe.

La premieere question systematique vaut pour un rituel : "jusqu'ou allez vous?". Le but est en fait de savoir combien de temps on va passer ensemble. Est-ce juste une demi journee pour Irkoutsk, ou 96 heures pour Moscou? Nous allons tous jusque la capitale et cela donne le depart de la volonte commune de faire connaissance. C'est a cela que l'on reconnait les habitues : ils savent qu'apres 4 jours de vie commune et confinee, nait toujours une complicite forcee. Alors autant briser la glace des le depart pour avoir la chance de voyager entre amis durant 4 jours, au lieu de se decouvrir des affinites une fois a destination.



Oxana me disait avant le depart que le transiberien est le lieu le plus propice et courant pour s'y faire des amis pour la vie. On peut tout aussi bien se retrouver avec un vieux con barbu, peu causant qui pue des pieds. Ce jour la, le vieux... c'est moi.

WAGON

Tous les wagons passagers sont construits sur le meme modele. En 3eme classe, un long couloir traverse des boxs ouverts de 6 personnes. En seconde classe, les compartiments sont fermes et n'accueillent que 4 passagers. La premiere classe offre un service similaire, mais avec des compartiments de 2 seulement. D'une classe a la suivante, le tarif varie du simple au double.
Invariablement, dans chaque wagon, un distributeur d'eau chaude est accessible en permanence gratuitement. Le repas typique du voyageur est donc la soupe hyophilisee chinoise ultra light (en vitamines) et avec la meme composition chimique quelle que soit la recette annoncee sur l'embalage.
De l'autre cote du couloir, des toilettes
en inox resoudees a la main plus d'une fois font offices de mini salle de bain commune. Chaque wagon a son propre chauffage "individuel" au charbon.
C'est le seul train important que je connaisse, ou les fenetres peuvent s'ouvrir, et ou il n'est poas indique qu'il est dangeureux (ou interdit) de se pencher par la fenetre. Est ce une preuve de l'heritage comuniste qui ne prenait pas les citoyens pour des cretins, ou juste qu'il ne serait venu a l'idee de personne de faire un proces contre la compagnie de chemins de fers en cas d'accident?




VOYAGEURS



Elle, Alyona, qui a bien y regarder est vraiment tres jolie, extirpe de sa valise une petite plante, un aloe, qu'elle pose pres de la fenetre pour lui offrir quelques rayons de soleil siberien. Dans son petit pot en veritable plastique de Chine, le vegetal est un peu plie, coupe, mais malgre tout fierement dresse, et semble visiblement bien resistant. Une bonne image de la Russie, en somme. Ce pot en imitation porcelaine pose devant la fenetre en bois du wagon, avec les maisons siberiennes en bois colore qui defilent tel un panoramique en cinemascope donnent une vision tres romantique au voyage. (J'etais fier de cette phrase en l'ecrivant, mais a relire, je trouve la formulation vraiment bateau)

La magie sera comme rompue lorsqu'elle degaine en suivant l'indispensable telephone portable/MP3 player/appareil photo/pese persone ultraslim en polycarbonate coreen dore.

Ultra slim, elle l'est aussi. D'ailleurs, en plus d'etre prof de Chimie, elle est aussi photo modele. Elle a surement un taux d'absenteisme dans ses cours aussi bas que son taux de cholesterol.








Lui, Spiridon, entamme le processus rituel de prise de contact : l'ouverture et le partage de la bouteille de Vodka.J'accepterai 1 verre sur 2 jusqu'a ce que la bouteille soit vide le soir meme. Si la methode est quelque peu expeditive, il faut la reconnaitre efficace pour lier connaissance, surtout lorsque l'on ne parle pas la meme langue.
Il est causant et frustre que je ne comprene qu'un mot de russe sur cent. Ses sourcils blonds souligne son arcade qui protege de grands yeux clairs et rieurs. Il a un air de Steeve Mac Queen, mais le voyage vers Moscou est son retour au travail et non une Grande Evasion.



Premier arret en gare. Juste 2 minutes. Pas le temps ni la permission de prendre l'air sur le quai, et 2 nouvelles voyageuses nous rejoignent.
La premiere descendra dans quelques heures a peine. Du coup personne ne cherchera a faire connaissance. Je realise alors a quel point l'etablisement d'une communication est une demarche volontaire et qui de mande de l'energie. Cela se verifie aussi pour les relation (potentiellement) amoureuses ou pourtant la motivation devrait etre superieure a juste briser l'ennui de 4 jours de voyage.

A Ulan Unde (Siberie) j'ai remarque que les rues sont pleines de groupes de garcon et de groupes de filles. Quelques couples aussi, mais pas de groupes mixtes de copains. Durant les 2 heures ou je nsuis reste dans un cafe Internet, j'ai eu 6 voisins : 4 garcons et 2 filles. Tous venaient pour se connecter a des sites de rencontre. Lorsque j'avais au meme moment un garcon d'un cote et une fille de l'autre, j'avais envie de leur dire "Hey, parlez vous! Vous etes cote a cote!". Lorsque j'etais etudiant, le lieu de rencontre ideal etait la laverie. Aujourd'hui, c'est le cafe Internet. Ouch voila une reflexion de vieux con aigri. Il faut que j'arrete ca. La nostalgie, c'est un pretexte que l'on s'invente pour justifier son manque d'action dans le present.




L'autre nouvelle voyageuse depliera son lit en gromelant et s'y echouera telle une grosse baleine en pygama bleu et blanc qu'elle ne quittera pas du voyage. Dans son demi-sommeil, elle entrouve un oeil vitreux. Lorsque nos regards se croisent, elle tousse bruyament a gorge deployee, la langue sortie. Tous desire de communication s'en trouve ebranle.

Il faudra attendre le 3eme jour, qu'elle renverse sa soupe sur ses genoux et que l'on eclate tous de rire pour briser la glace.



Le 5eme laron - j'allais dire "lardon" - c'est Bair, un petit bonhomme tout rond. Les traits tires, il a une physionomie 100% asiatique. D'ailleurs comme tous ceux de son peuple, il ne se revendique pas russe mais Buriat resident russe. Les Buriats sont plus proches des Mongols que des Russes et ils se plaisent a rapeler qu'il y a eu un jours une republique "Mongolie - Buriatie". Une Buriat m'a meme explique tout en recouvrant ma crepe d'oeufs de poissons, qu'une etude tres serieuse (ca vient de Moscou, donc ca ne peut etre que serieux) avait revele que le peuple Bouriat est celui qui, en moyenne, a la plus grosse boite cranienne au monde.

Le nationalisme, lorsqu'il n'a pour arguments ou pretextes que la nostalgie des grand empires disparus, des noms pompeux de republiques ou de grands chefs, une bribe de l'histoire choisie arbitrairement comme base de l'humanite, une preuve historique, culturelle ou physique de superiorite, ce nationalisme la, il m'exaspere.D'un autre cote, j'experimente en Roumanie l'exces inverse : "on" crache sur tout ce qui est roumain, surtout le meilleurs, et on embrasse de toute son ame le modele occidental, a commencer par ce qu'il a de pire. Il parait qu'a la chute du bloc communiste, dans les annees 90, le phenomene a ete le meme, mais que, comme pour faire equilibre avec un exces, on agite a present les drapeaux de la Russie forte sans laquelle le monde ne saurait tourner. le fait que l'ex KGB soit a present au pouvoir via Poutine, est considere unanimement comme un retour en arriere en terme d'ouverture et de libertes. Certains apprecient cette marche arriere, d'autres la regrettent.
Alors, a l'image des bons et des mauvais chasseurs, y a t il aussi un "bon" nationalisme? Je suis convaincu que oui. Mais il ne passe ni par la nostalgie ni par les revendications. Il passe par l'action individuelle qui consiste a utiliser et partager le meilleur de ses traditions et de sa culture. Les Bretons en sont un bon exemple. Et je ne dis pas cela parce que je m'appelle Loic.


Pour assurer un stockage sans probleme des voyageurs dans les wagons d'acier, chaque rame est pourvue dune hotesse que j'imaginais avant le depart charmante et aux petits soins pour nous. Elles ressemblent en fait aux hotesses de la Luftansa, avec le meme nombre d'heures de vol, et ont probablement ete recrutees deriere les comptoirs de la securite sociale tellement elles sont peu aimables. Pour me venger, lorsqu'elle me demande si les draps sont inclus dans mon billet je lui reponds que "Da", meme si en ne payant que 2750 roubles (moins de 80 Euros) pour 5500km de voyage, j'ai comme un doute.
Lorsque le traon reste assez longtemps en gare (en general 20-30 minutes), on peut descendre se degourdir les jambes et acheter des bricules a boire et a manger. Quelques femems russes proposent aussi des petits plat (que l'on espere) fraichement prepares.
Durant ce temps, les agents de la gare relient les wagons a des conduites d'eau pour les realimenter.. D'autres agents longent le train avec une barre en fer, et viennent frapper sur les freins et les caches des axes des essieurs. Suivant la sonorite, ils diagnostiquent l'etat des differents organes.
Le train arrive et redemarre toujours a l'heure, mais sans prevenir. Nos charmantes hotesses bien aimees pourraient nous demander de regagner le wagon avant le depart, mais elles preferent nous engueuler d'etre dehors.





Jour numero 2
Il est encore tot lorsque je me reveille (les journees, lorsque l'on voyage vers l'Est ne font pas 24 heures, mais 25 heure 15 minutes) et ... Il neige!
On est fin mai, proche de Novosibirsk, et il neige!
De gros flocons de la taille d'un poing leve d'enfant ukrainien aux genoux ecorches. (L'image fonctionne aussi avec les enfants Irlandais ou Boliviens, mais pas les Ougandais car il ne neige jamais la bas)




Jour numero 3 : voir jour numero 4




Jour numero 4 : voir jour numero 3





Je ne lis quasiment jamais dans la vie courante, mais ce voyage est l'opportunite ideale pour m'y mettre.
J'ai pris 2 livres : un pour l'aller et un pour le retour.
Erreur : au bout de 2 jours, les deux livres sont deja devores!
"L'eloge de l'energie vagabonde" (Merci maman) raconte l'histoire d'un voyageur solitaire qui traverse a velo des pays d'ex union sovietique. Forcement, ca me parle. Je vous mets 2 petits extraits qui illustrent pas mal l'ambiance commune de nos voyages :


"Tout vagabond des steppes entretien une conversation amicale avec les etres vivants qui l'entourent. L'acidite de la solitude se transforme en miel affectif qui se repend sur toutes les creatures"



- La chaleur est horrible, dis-je.
- Oui, l'annee derniere, il ne faisait pas aussi chaud.
- C'est le rechauffement climatique?
- Non, mais l'annee derniere, on avait un ventilateur qui marche.

6 changements de fuseaux horaires entre Vladivostoc et Moscou. Voila qui est complique a gerer. Du coup, les horaires des trains du pays sont toujours donnes a l'heure de Moscou. Meme dans les gares, c'est l'heure de Moscou qui est indiquee.

Dans le train, on oublie l'heure et on essaie de vivre simplement au rythme des jours et des nuits. Le voyage est tel qu'il ne faut surtout pas compter les heures. "La perspective des heures a endurer est plus lourde que le fardeau lui meme" (Sylvain Tesson)

L'ennui et la sensation de longeur sont vraiment relatifs : je me souviens d'interminables Paris-Pau de 5 heures. Cette fois, c'est comme faire 10 allers retour sans aucune pause entre. Il suffit d'adopter l'attitude resignee des Russes.

Tchernomyrdine, alors ministre de Eltsine, disait sur un autre sujet : "On a voulu faire pour le mieux, mais ca a ete comme d'habitude". Voila un bon resume de la Russie en une seule phrase.

Meme sur ma moto, sur la route de Moscou, lorsque le panneau annoncant plus que 300km est apparut, je me suis senti arrive, alors que gamin, l'indication "Chambery 300" me replongait dans l'ennui a l'arriere de l'Open Reccord familiale.





Il y a des inventions qui meriteraient le prix Nobel a posteriori. Le rasoir electrique en est un bon exemple.
Qu'il ai libere l'homme moderne de l'archaique rasoir mecanique, qu'il ait limite la consommation d'eau pour le bienfait de l'environnement, qu'il ait aboli la prmiere lame qui tire le poil pour mieux le trancher en suivant, tout cela n'est qu'un detail.

La vraie revolution inesperee du rasoir electrique, c'est qu'il a generalise la presence de prises electriques dans les endroits de vie... comme les wagons du transiberien. c'est donc au fil des heures, comme une liste d'atente qui se met en place pour recharger les telephones. Meme les rares barbus y viennent!

Pour celebrer a ma maniere cette avancee decisive de la civilisation moderne, je me suis rase. Deux fois. Une fois a droite et une fois a gauche. Au rasoir mecanique et a l'eau froide. Histoire de joindre le geste aux mots lorsque j;ecrivais que je crois en l'action individuelle et non a la nostaligie et aux revendications. Poils au menton.








Voici en prime de quoi faire cogiter Razvan : 

Je ne saurais finir cette page sans signaler que d'apres la photo suivante, en Russie aussi, 
il arrive aussi que les roues petent.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 18:55
Le titre de cette page est en reference a "Mickey", que l'amicale Oural connait bien, et que je salue au passage... Lui c'est le Berry qu'il a vu.

Bon, la Siberie donc.
Il y fait un froid glacial, seul les exiles de forces a l'epoque Stalinienne peuplent la region. C'est peut etre ce que vous avez en tete a priori. C'etait un peu mon cas.



En fait l'arrivee en Siberie s'est fait sous un grand soleil d'ete et une temperature printaniere (plus de 20 degres).
Et pourtant, Oxana qui m'attend a la gare me dit que cette semaine il a neige! Le lac Baikal, que j'ai longe en train etait en effet encore partiellement gele depuis l'hiver.
En Siberie, on peut avoir les 4 saisons en 4 jours d'affiles. Poil au nez.

Oxana :

Mon premier veritable contact, c'est avec Ulan Unde, une des villes du sud, pas loin (150km) du lac Baikal et de la frontiere Mongole.

Je m'attendais, en allant vers l'est a trouver des personnes avec progressivement les traits de plus en plus orientaux, mais en fait pas du tout. Il y a ceux a la physionomie europeenne, et ceux asiatiques. Point de nuances, preuve que le metissage ne s'est pas fait du tout. Il semble que ca commence a peine.



Ulan Unde est repute pour 2 choses :

c'est la ville ou se trouve la plus grosse tete de Lenine. La tete est tellement grosse que personne ne s'est aventurer a l'enlever. De toute facon, en Russie, contrairement a ce que je pensais, la grande epoque de l'union sovietique est acceptee comme une page de l'histoire qu'ils ne rejettent pas. Meme s'il est hors de question de revenir en arriere, les russes acceptent tres bien cette page d'histoire et ne cherchent pas a bruler tout ce qui contient une etoile rouge, une faucille ou un marteau. C'est un peu comme en France ou on va visiter les chateau des Rois Francais et de leurs maitresses, sans pour autant crier a la revolution.


L'autre particularite recente de Ulan Unde (les depliants touristiques sont sous presse pour informer le monde et des investissements sont en cours pour recevoir les vagues de touristes que la nouvelle va apporter), la seconde particularite de Ulan Unde, donc, c'est que c'est une ville ou est passe le Chevalier Noir.
Comme quoi, il n'y a pas que Lenine qui a la grosse tete.




Ne vous meprenez pas sur cette photo. Je ne suis pas du tout adepte de l'ideologiemrxiste et encore moins de comment elle s'est appliquee ici, mais je suis convaincu que le liberalisme n'est pas du tout bon non plus. Pire que tout, le phenomene de "pensee unique" occidentale me terrorise.


Les communistes pretendaient que la liberte vient par le travail.
Les capitalistes pretendent que le travail apporte l'argent qui apporte la consommation qui apporte le bonheur.
Je crie a la supercherie, autant dans un cas que dans l'autre.




Le lac Baikal... je l'aurais bien imagine avec des sous marins nucleaires au fond, des tankers eventres autour, et des poissons bizarres a l'inetrieur. J'avais raison ... mais pour les poissons seulement.

En fait, c'est le lac le plus profond du monde (1637m) et une des eaux les plus pures qui soit. Un chef d'oeuvre de l'ecologie et il semble que la Russie en soit consciente et compte developper la region tout en preservant les qualites du lac. Y'a plus qu'a esperer qu'ils ne trouvent pas du gaz ou du petrole dans le coin, car sinon, je crains pour la vie de ces belles resolutions.


Autour du lac, il y a des montagnes au nord, et la taiga au sud.

Le lac, donc, est gele en hiver. On circule alors dessus en voiture facilement, d'autant qu'il est parfaitement plat comme des oeufs (au plat).
On y peche a la canadienne (a moins que ce soit les canadiens qui pechent a la siberienne) en faisant des trous dans la glace.

Au printemps, il fond.
En ete, on s'y baigne.
A l'automne il gele.

La boucle est bouclee.

Je me disais qu'en 2 jours, je pourrais bien faire la boucle, justement, autour du lac en moto... erreur, il faut au moins une semaine pour en faire le tour tellement il est grand! 638 km de long et 80 de large.
Le lac Baikal contient plus d'eau que tous les grands lacs d'Amerique reunis. Il faudrait relire nos manuels scolaires, mais j'imagine bien que les grands lacs m'ont ete presentes comme les plus grands au monde...
Il contient 20% des resources en eau potable du monde. Je vous laisse imaginer la quantite de ricard necessaire a la consommation de toute l'eau du Baikal.
Pour enfoncer le clou (puisque comme j'ecrivais precedement le marteau est toujours a l'honneur), le lac Leman fait 581 km2 de surface et le Baikal en fait 31500. Non, il n'y a pas de 0 en trop. Baikal est grand comme 54 lacs Leman mis cote a cote. Ca calme, non?


Sinon, oui, les conditions de vie en Siberie sont tres dures, en particulier les longs hivers a -20 degres ou - 30 degres. Et si les petites maisons en bois sont si coloree, c'est un peu pour faire un pied de nez aux conditions exterieures. C'est qu'il en fait de la vonlonte et de la tenacite pour vivre ici!






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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 17:29
Durant le periple en Mongolie, j'ai visite 3 temples. A chaque fois, pres de l'entree, la petite jeune qui vends les billets me propose de faire une visite guidee, parce qu'elle souhaite pratiquer son anglais. Comme je ne connais rien au boudhisme et aux temples, c'est une bonne oportunites.
Ben figurez vous qu'a la fin de la visite, mes guides ont disparu sans crier gare et sans meme me laisser la possibilite de leur laisser un petit billet! C'etait vraiment pour pratiquer l'anglais... sauf le moine du dernier temple qui voulait lui essayer la moto!

Juste quelques photos en vrac...

Ici l'ancienne capitale Mongole :





La dans la nouvelle capitale : Ulaan Baator :







Et la au nord, perdu au milieu de bulle part, avec juste les coordonnes GPS pour trouver a defaut de routes...

Mon guide qui s'est propose d'aller chercher un double de la clef pour me faire visiter le temple alors qu'il etait ferme, a passe 2 ans en Suisse pour apprendre a lire le sanscrit. Mais il savait aussi manier la moto!
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 06:50

Assez souvent, sur les pistes, j'ai croise ou double des voitures au capot ouvert ou des camions a l'essieu pendouillant. Je ne me suis jamais arrete, tout en me disant que si c'etait mon tour d'etre en rade, j'aimerais bien qu'une voiture s'arrete...

Ce matin la, en contrebas de la piste, je vois un motocycliste qui essaie de demarrer son иж (prononcez "IJ") en le poussant. Ni une ni deux, devant assumer ma revendication de Chevalier, je pars a sa rencontre. On discute un peu (avec les mains), il m'explique avec le sourire qu'il est en panne et je crois comprendre que c'est une panne d'allumage.

Pourtant sur le porte bagage, il a une enorme batterie de camion, et des fils volants jusqu'au moteur. Il n'y a aucun probleme de cosses ou de connecteurs pour une raison simple : il n'y a pas de cosses du tout, juste des fils entortilles. De toute facon, le klaxon marche, donc ca devrait tourner.
- Il me propose de l'aider a pousser ... mais les prochaines habitations sont a une dizaine de kilometres de la... et j'envisagerais plutot de le tracter avec une sangle
- Je lui propose de demonter la bougie.
- Il insiste pour que je pousse, et d'apres lui elle devrait demarrer a ma poussette.
Une fois ... deux fois ... trois fois ... et ... mmmwwwwouuainnnnnn .. le 2 temps s'ebroue et tourne finalement tres bien!
Juste le temps d'une petite photo d'adieu et chacun reprend sa route dans sa direction.


Tout content et fier de ma bonne action, telle Amelie decidee a rendre son entourage heureux, il m'en vient presque a r pouvoir depanner un autre motocycliste.

Tiens, en voila un qui kick sans succes sur le bord de la route.
Contrairement aux apparences, il n'est pas en panne, mais surveille son troupeau a cote, et entretient juste la musculature de son mollet.

En voila un autre qui me semble bien depourvu. Cette fois c'est facile : panne seche. Je joue donc les marioles avec mon reservoir de 28 litres et lui offre de recolter le precieux liquide pour le mettre dans sa chinoise :il y a de toute facon un village pas loin ou il completera avec de l'essence indice 80...

Le meme jour, je vois justement au milieu de nulle part (en Mongolie, ou que l'on soit, on est toujours au milieu de nulle part), une autre иж avec le pilote accroupi derriere le moteur, visiblement tres affaire. Il connait sa moto bien mieux que moi, mais peut etre que des outils pourraient l'aider... je pars a sa rencontre...
En fait, s'il etait bien accroupi derriere sa moto, ca n'est pas pour des raisons mecanique... les fesses a l'air, il est la pour un petit besoin gastriques, et la moto etait sensee le proteger des regards indiscrets. Dans la steppe, point d'arbres ou de bosquets pour se cacher! Je ne sais pas qui s'est senti le plus gene, entre moi qui vient jouer les voyeurs et lui avec son pantalon sur les chevilles....
- Pas de photo -

Voila, avec tout ca, ces petits intermedes pseudo mecaniques, on peut se demander : et la KTM?
Comme on dit en roumain : "KTM e beton", ce qui signifie : KTM c'est du solide.
J'ai toujours la fuite d'huile au niveau du cache culbuteur, mais je n'ai eu a refaire le niveau qu'une fois en 3000km. Le bocal de liquide de la commande d'embrayage est bien gras et fuit aussi un peu, mais rien de grave.
Tous les soirs, je graisse la chaine.
Tous les matins, un petit "pshiit" d'un equivalent ukrainien au WD40 sur les roulements de roue et tous les axes.
La KTM n'a aucun signe de faiblesse. Elle tourne comme une horloge, et si jamais vous avez lu l'article precedent d'un oeil distrait, sachez que les suspensions sont extraordinaires.

Je n'ai pas eu encore a faire appel a Nomad, mon partenaire technique, qui est pret a m'envoyer n'importe quelle pieces dans un  temps record. Merci quand meme, Nomad, c'est rassurant de savoir que je peux compter sur vous!

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 15:54

Si mes premiers tours de roue hors goudron et surtout dans le sable ont ete catastrophiques, la technique commence a venir. J'ai l'impression d'avoir fait un grand pas lorsque j'ai admis que les guidonages ne sont pas dus directement a la geometrie de la moto ou au sol, mais au pilote. C'est le pilote qui les genere lorsque la reaction du sol n'est pas habituelle. Vu la frousse et qu'on ne fait pas du tout expres lorsque ca arrive, et qu'on fait tout son possible pour retenir le guidon, c'est vraiment dur a reconnaitre, mais finalement, je dois me rendre a l'evidence...

J'ai donc a present certaines regles de conduite :

  • position toujours debout sur les cales pieds
  • le guidon se tient tres legerement, surtout pas serre, il faut le laisser vivre sa vie
  • pour tourner, on ne tourne pas le guidon, mais on penche la moto a droite ou a gauche avec les mollets contre le reservoir
  • si c'est mou (sable ou boue) on met tout le poids (les fesses, quoi) en arriere pour laisser le train avant flotter librement
  • Ne jamais freiner, ni de l'avant ni de l'arrière
  • Ne jamais couper les gaz en entrant dans une zonne difficile
  • Ne jamais rouler en débrayant, pour garder une bonne traction
  • Avant un passage dans le sable, tomber un rapport, mais garder la même vitesse pour la moto


Note importante : les suspensions de la KTM sont merveilleuses.


Voila, les habitués de raids et de l'enduro sont bienvenus pour corriger et compléter toutes ces règles que j'ai trouvé au fil des kilomètres et qui m'ont paru plutôt efficaces.
Ce voyage me donne en tout cas sérieusement envie d'un petit stage d'enduro pour avoir les bases de la technique et passer partout sans trop de crainte. Je ne sais pas encore sauter proprement une bosse ni un fossé, par exemple...


Rappel : maintes fois durant le périple, j'ai encensé les suspensions de la 640 Adventure, autant sur les routes Ukrainiennes en mauvais état que dans la steppe.



Honnêtement, la steppe Mongole, en tout cas au niveau des pistes que j'ai emprunté, est vraiment facile, accessible a un débutant et rarement piégeante. C'est justement ca le piège : on fait 100 km sans aucun soucis, l'attention diminue, la vitesse augmente, et puis c'est le drame : tout d'un coup y'a une mauvaise ornière boueuse et patatrak, la moto est par terre. Bilan : la moto posée sur sa valise, et le Loïc assis a cote, sur ses fesses et sa pseudo technique. Ca a été ma seule chute sur plus de 1000 km hors bitume. Cela me parait assez miraculeux, car des frayeurs, dues au sable, et des "tout droit", il y en a eu en pagaille par contre.

Un piege, c'est aussi les ponts qui n'en sont pas vraiment (mais on s'en rend compte qu'une fois tout pres :

N'importe quelle moto avec des suspensions a grand débattement (attention, les journaux et fiches techniques parlent parfois de grand débattements alors que lorsqu'on regarde la valeur numérique on est loin d'avoir les capacités de tout terrain. Je m'etais amuse a les classer il y a quelques temps... c'est dispo ici.

Pour ne pas oublier : Non seulement la tenue de route a été sans reproche, mais en plus le confort offert par les suspensions WP de la KTM a été absolument royal.


Dans la steppe, en général il y a une multitude de pistes plus ou moins parallèles. Normalement, elles se retrouvent ensemble à l'arrivée. Souvent le but du jeu consiste à suivre une ligne électrique sur quelques centaines de kilomètres. Il y a forcement des habitations ou une ville au bout. Ca rassure.
J'ai aussi souvent eu le cas d'une vraie route en construction, accessible, mais composée de pierres concassées. La piste est alors hyper cassante pour la mécanique, le pilote et les pneus. La route est donc délaissée au profit des dizaines de pistes adjacentes plus confortables et sécurisantes. Un comble.


Message subliminal : les suspensions de la KTM sont extraordinaires.


J'avais avec moi 3 cartes. Sur 2 des cartes, les villages sont bien places, mais les routes sont jusque 50 km décalées par rapport au trace. Le GPS est bien pratique. Il ne guide pas vraiment, mais il donne au moins de l'assurance. La navigation hors piste, au cap, avec juste les coordonnes GPS du temple perdu dans les collines 35 km plus loin, font partie des grands plaisirs.
La carte la plus précise est celle en cyrillique. Je l'ai aussi en format informatique. Il ne reste qu'à la calibrer pour la mettre dans votre GPS si vous allez rouler par la bas.


Si vous n'aviez pas encore remarque : J'adore les suspensions de cette moto. Ca ne se voit pas sur une fiche technique mais c'est vraiment une qualité au top.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 02:56
... mais "j'vais aller sous la yourte"

18 heures. Je roule dans la steppe, me perds et m'y retrouve depuis 6 heures avec juste une pause pour remplir le reservoir d'essence (indice 92). La piste n'en finit pas et je n'en vois pas le bout. Ne voulant pas rouler de nuit il faudra bivouaquer en chemin. Il me revient alors a l'esprit que je ne suis pas venu pour visiter mais pour vivre des choses. On m'a dit aussi de ne pas hesiter a frapper a la porte des yourtes. J'en ai justement apercu 2, a 2 ou 3km de la piste. C'est le moment de me lancer et d'aller vraiment a la decouverte de la Mongolie.

3 gros chiens noirs aboient a mon approche. Je ne vois personne les rappeler et on m'a dit de m'en mefier, mais ils restent a une dizaine de metres de la yourte et semblent plus jouer un role d'alarme. De toute facon, s'ils me mordent, je les mordrai aussi. Na.
Le temps de descendre de la moto, une vieille femme sort et vient a ma rencontre. Comment dire "Bonjour, puis-je manger avec vous et planter ma tente a proximite?" lorsque l'on ne connait pas un seul mot de Mongol?

En fait, elle ne prononcera pas un mot, et me fera signe d'entrer par la porte basse, et de m'asseoir sur un petit tabouret. A l'interieur 3 hommes sont en train de manger leur soupe. Ils levent a peine leur nez de leur bol a mon arrivee, et deja la vieille femme me glisse  un bol de soupe qui devait etre le sien avant que je ne debarque.

Si exterieurement les yourtes sont toutes les memes, blanches, sobres et demontables rapidement, l'interieur est lui bien plus chaleureux et decore avec du gout (et un pinceau). La porte d'entree, peinte avec des motifs de fleurs multicolores est tres basse et je m'y cognerai souvent. A noter qu'il serait malvenu et impoli de rester sur le pas de la porte, mais vu la hauteur, il faudrait etre maso pour reste plie en deux comme ca. Une fois a l'interieur, par contre, on tient debout sans probleme (sauf a abuser de la vodka, mais c'est une autre histoire). Invariablement le poele se trouve au centre de la piece unique. Il fonctionne du matin au soir pour chauffer les os des convives et ceux de la soupe. Il est surprenant de voir a quel point il faut chaud sous la yourte! C'est la porte d'entree qui joue le role de thermostat.
Le reste du mobilier est situe a la peripherie laissant ainsi un grand espace de vie autour du fourneau. 2 lits, 1 coffre, 2 sceaux d'eau, une horloge kitch made in China, et une commode avec un cadre plein de photos ou l'on retrouve cote a cote le grand pere qui dort au ciel, le Dalai lama et une pin up d'un journal de mode.
Le sol en bois est recouvert d'un tapis epais sur lequel on marche sans se dechausser.

Est ce le bruit du monocylindre, ou la poussieresur mon bas de pantalon? Ils ont bien compris que je suis arrive en moto. Du coup apres manger ils sortent jeter un oeil a ma monture et reviennent une minute plus tard emerveilles avec des etoiles dans les yeux. Ce qui les impressionne le plus, c'est la hauteur de selle. Eux roulent avec des 150cm3 4 temps chinoises de ville, dont le moteur ressemble fort a un bloc Honda. C'est leur moto a tout faire : aller a la ville (plus de 200km de pistes), comme s'occuper du betail.
Tout emoustilles par mon autrichienne, je leur propose de l'essayer, mais la hauteur de selle les effraie et seul "Tawaturch" se lancera. Il prendra aussi vite confiance qu'il prendra gout aux chevaux et aux suspensions a grand debattement!





















Ils ne sopnt pas sympathiques mes "motards d'elevage"?


Justement c'est l'heure d'aller chercher les 400 chevres. Je lui laisse donc ma moto et enfourche sa chinoise en guimauve chromee pour tenter de les suivre. Avec les suspensions de ville bas de gamme, chaque petite bosse se prend a moins de 30km/h et est un calvaire pour la motocyclette. Je les suis donc pour decouvrir un troupeau en liberte, sur un petit massif montagneux, avec un abris "en dur" dans lequel il faut faire rentrer toutes les bestioles, en separant les agneaux qui ont droit a une petite piece speciale.

Le soleil se couche et ... comment dire ... ben c'est beau quoi. Non seulement l'esthetique mais l'ambiance toute entiere. C'est le moment qui est beau.

Au loin des nuages de poussiere sont souleves par les dernieres voitures qui filent sur la piste, en sursis avant la nuit qui tombe sans bruit. La nuit debarque donc dans son manteau de froidure (Ca vous plait cette formulation? Moi je trouve ca trop tape a l'oeil et ringard, enfin bon, comme ma grand mere disait toujours : "enfin bon") et tout le monde se retrouve dans la yourte surchauffee pour faire un peu plus connaissance. L'essai de la moto, les Polaroidsofferts et le coup de main pour rentrer le betail ont brise la glace.





Les Mongols ne sont pas tres expressifs... sauf dans leur rires genereux sinceres et sans retenue. Toujours surprenant de constater que partie de notre education occidentale est de maitriser ses signes d'emotion... meme pour les emotions positives!
Ils m'apprennent mes premiers mots Mongols : Bonjour, Merci, au revoir, frere, chevre, cochon, cheval, mouton, maison et photo. S'ils utilisent l'alphabet cyrillique de leur voisin russe, la prononciation est quant a elle completement differente et typee asiatique avec des sons inconnus en Europe. Je sors mon calepin pour prendre des notes... ils sortent une bougie autour de laquelle le cercle se resserre religieusement. Athmosphere intime et touchante, riche pour tous.
Je leur montre sur une carte d'ou je viens et mon itineraire, sans se douter que ce mappemonde les passionnera durant une heure. Ils connaissent la France, mais ne savent pas mieux la situer en Europe qu'un Francais qui essaierais de situer l'Angola en Afrique.
Ils m'expliquent, comme pour s'excuser que la Mongolie est un petit pays. C'est leur sensation parce que leurs voisins Russie et Chine sont monstrueux (en taille en tout cas), et ils sont surpris lorsque je les fait realiser que la Mongolie est bien plus grande que chacun des etats d'Europe.

A cette soiree festive et studieuse familiale, on ne boira que du "tchai", sorte de the tres leger ... et sale! Pas d'alcool donc comme les Russes m'avaient habitues la semaine precedente. Tant mieux. Ils preferent fumer, et durant tout le periple en Mongolie on me demandera ou proposera souvent des cigarettes et non a boire.


Bon, il est tard, on baille, c'est l'heure de dormir. L'idee que je monte ma mini yourte de 2m2 leur parait totalement incongrue et ils m'installent sans discussion des couvertures epaisses sur le sol, pres du poele, recouverts de kimonos epais, tres chauds, deplies sur moi.

Lendemain matin, le feu s'est eteint et il fait un froid de canard. Probablement pas loin de 0 degres dehors et pas beaucoup plus sous la yourte. Mais c'est l'heure d'aller resortir le betail de leur abris et de les faire venir paitre a 2 km de la... J'imaginais qu'il suffirait d'ouvrir l'enclos, mais il fait aussi prendre les agnaux un a un, les connaitre pour reconnaitre leur mere, et placer les agnaux sous leur mere respective. J'imaginais que l'instinct animal faisait que la mere reconnait son enfant et reciproquement, mais non!


On finit donc par conduire le troupeau dans la steppe, au guidon de nos motos! Les chiens sont completement ineficaces pour garder le troupeau. Ils ne sont la que pour prevenir d'une intrusion.

Bon, tout ca, ca creuse, et on se remet donc a table... avec la meme soupe que la veille, c'est a dire la 4 eme fois que je mange la meme chose en 2 jours en Mongolie Ils m'explique que c'est une nouriture tres saine. A mon avis, c'est juste une question de survie et que la steppe n'est pas tres genereuse.


Deja l'apres midi et "Tsin Day" tient a m'emener voir les cochons. Ils sont a une vingtaine de kilometres de la et ont droit aussi a un abris en dur a cote d'un puit d'ou on leur extrait de l'eau pour tenir la journee.

Dans l'abris on trouve aussi un bricole metalique en ruine, donc l'ecusson me fait penser a une marque allemande. Pas vous?

Une journee a partager la vie des nomades sous la Yourte... c'est quelque chose, en tout cas!
Les polaroids rejoindront le tableau de famille.

Bon, c'est pas tout ca, mais j'ai encore de la piste a faire...

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 09:22
Depuis la frontiere la route est goudrounnee et en relativement bon etat.
Je decide de foncer vers le sud, vers le desert de Gobi.
Jusqu'a la capitale, tout va bien, et le GPS (OZI explorer) me donne ma bonne position sur la carte.
Pourtant une fois au sud de Ulaan Baator... rien ne va plus... Je ne trouve pas la route, je me pers et me perds encore. Jusqu'alors la route etait symbolisee par un gros trait rouge. A partir de la capitale, c'est un double trait, un peu comme une autoroute, quoi.
Me voila donmc sur des chemins en terre recouverts de sable fin, plus ou moins profond. Alors que je pensais avoir pas mal d'essence, je tombe en panne seche au mileu de nulle part, en face d'unme maison, completement paume. Il suffira de passer en reserve pour repartir, mais j'en profite pour faiore une pause. Il fait super chaud, et je me suis fait des frayeurs dans le sable avec des guidonages impressionnants. Je suis surpris de ne pas etre encore tombe.

La porte de la maison s'ouvre et une Mongole enceinte jusqu'au cou me demande ce que je fais la, d'ou je viens et tout et tout. Elle m'explique que son homme est a la ville comme pour s'excuser qu'elle ne peut pas m'inviter chez elle. Avant de repartir, je lui propose de lui offrir une photo polaroid, elle accepte mais me demande de l'attendre... elle reaparaitra une minute plus tard avec un petit sac de beignets tout chauds pour moi!



Voila qui me remet en forme pour la suite, et la, je dois bien me rendre a l'evidence, le double traiot de la carte signifie que c'est uen piste et non une route.
En piste donc.

Il n'y a pas une piste mais 10 ou 20 en parallele. J'ai vite compris que le but du jeu, c'est de suivre la ligne electrique sur les centaines de kilometres qui m'attendent.


J'ai perdu au moins 3 heures a trouver la route et je ne suis pas toujours tres fier dans le sable mou, du coup, je n'avance pas bien vite.


Le soir venu, j'ai ai plein les bras et je me rends compte que les distances sont bien plus longues que je n'imaginais.


Je m'arrete dans un bouiboui perdu au milieu du desert.

La cuisiniere est amusee que je demande a manger sans savoir exactement ce que je vais avaler.

C'etait bon!

Et le me souviens tout d'un coup que je ne suis pas venu pour visiter tout le pays mais pour vivre des choses intensement. Il y a 5 km, il y avait justement 2 yourtes perdues... et si j'allais essayer de me faire inviter?

Je fais donc marche arriere... mais cela fera l'objet d'un prochain article!

clin d'oeil a mopn sponsor "Continental" qui m'amenne jusqu'au bout du monde.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 08:46
Yo. C'est parti. En route pour la Mongolie.
10km avant la frontiere, en Russie donc, barrage de police et des hommes super armes partout (bon, j'y connais rien, ca n'est peut etre que de la frime). Je m'arrete "on" me demande mon passeport et ils verifient la date du visa. Le policier, voyant que je suis francais, me fait alors un grand sourire et me dis sans aucun accent : "Bonjour, je m'appelle Georges". Ce a quoi j'ai repondu poliement "BonjourGeorges, je m'appelle Loic". J'ai omis de lui preciser que les jeunes filles disent en general "Loic le magnifique" car je doute que ce niveau de detail l'interesse... et j'ai repris ma route.

La frontiere russe passe sans probleme... juste une heure a ete necessaire.
La frontiere Mongole ca demarre bien jusqu'au moment ou ils ont besoin de photocopie de mon passeport et de carte grise. Ils veulent la photocopie mais pretendent ne pas avoir de photocopieuse, et je devrais semble t il aller a la banque a cote pour effectuer les copies (moyennant finances, bien sur. C'est un classique moyen de soutirer quelques sous de maniere presque legale). Manque de bol, pour eux comme pour moi, la banque qui devrait etre ouverte est fermee. Je suis donc bloque la, entre les deux frontieres. Ca ne m'inquiete pas plus que ca, car j'imagine que si je ;'installe pour dormir dans un coin, ou si je commence a planter ma tente sur le parking, ils seront largement aussi embetes que moi. J'ai aussi le plan B : feindre d'etre malade. Les douaniers, comme toute administration, n'aiment pas faire intervenir des services medicaux chez eux, ni non plus essuter du vomi et du caca dans les bureaux, et cette idee devrait suffir a les rendre moins pointilleux sur la paperasse. En fait, pas besoin d'utiliser mes plans de reserve, car on me propose de monter a un bureau ou ils auraient une photocopieuse. J'y vais et alors une secretaire ouvre une armoire, en extrait deux cartons de dossiers... a ce moment je me dis que je n'ai pas du me faire comprendre... Sous les dossiers, elle sort un autre granb carton qui contient .... une photocopieuse! J'ai donc droit a mes deux photocopies d'une infame qualite, pour quelques roubles seulement (lorsqu'il s'agit de recolter l'argent, ils ne sont pas trop difficiles sur la monaie a utiliser...)
Une heure plus tard, apres que l'inspecteur des douanes me dit avec un grand sourire qu'il adore Celine Dion, me voila en route... en Mongolie!



A m,a grande surprise, lorsque l'on passe la frontiere, tout le paysage change. La Siberie etait presque fraiche, arboree et montagneuse.... alors que mes premiers kilometres en Mongolie se font dans un semi desert sous un tres fort vent de sable. Autant dire que je ne sortais pas trop l'appareil photo (meme s'il est tropicalise, pour les curieux).



Bon, je roule un peu, et decide de profiter de colines et de verdure pour trouver un endroit ou planter le campement.
En fait toute la Mongolie est un enorme terrain de camping. Tout est accessible, tout est libre, presque toujours propre et beau. C'est mon premier camping sauvage en solitaire, je choisis donc l'endroit le plus isole possible, coince entre deux colines.



Une fois tout en place, un pickup Hyundai se pointe, avec deux curieux qui viennent d'une ferme du coin et qui m'ont vu passer.

On papotte un peu (avec les mains), je leur offre un bout de saucisse que je venais d'acheter... Je m'attendais a ce qu'ils me demandent ou propose a boire, mais c'est plutot fumer qui les interesse. Comme la tente est plantee, je refuse leur invitation a aller dormir chez eux... une autre fois peut etre.
C'est les premiers Mongols que je rencontre et jusque la ... tout va bien!



Petit remerciement a Nomad, le concessionnaire KTM de Roumanie qui est partenaire de l'aventure.

Nomad, C'est bien.

Bon, a l'heure ou je vous ecris... je suis revenu de Mongolie et je suis a nouveau en Russie. La connexion Internet etant capricieuse, et trouvant dififcilement du temps pour les кафе интернет (je ne sais pas si les caracteres en cyrilique passent sur le blog...) il faudra peut etre attendre lundi, que je suis a Moscou, pour plus d'infos sur la Mongolie...
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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 10:51
Ca y est!




Apres 4 jours de train presque non stop, me voila en Siberie.

Un voyage memorable (de lapin)

Le transiberien propose 3 classes differentes, avec grosses differences de tarif :
la 3eme classe : 6 passagers par compartiment,
la seconde classe : 4 par compartiment,
la premiere classe : 2 par compartiment.

D'apres vous, quel a ete mon cas?
Eh bien j'ai voyage en cabine individuelle, moi. C'est pas du luxe ca? Mieux que la premiere classe ... et moins cher que la 3eme classe.










En fait, il y a des wagons voyageurs, avec les differentes classes, un wagon restaurant, et quelques wagons de marchandises, dont un avec la moto a l'interieur. Chaque wagon a un controleur qui assure le service et verifie que tout se passe bien. C'est aussi le cas des wagons de marchandises qui disposent d'un petit reduit pour le controleur et un accompagnateur possible. L'accompagnateur, с'etait moi!

A ma gauche, la paneau electrique du wagon.

Chaque wagon produit sa propre electricite et a une enorme generatrice entrainee par courroie par un essieu du wagon. Pour controler ca (en fait a part 3 ou 4 ampoules, y'a pas besoin de grand chose comme electricite dans un wagon de marchandises) iul y a une armoire electrique pleine de commutateurs, relais, condensateurs et voyants rouges ou verts.
J'ai pour consigne de surveiller une des lumiere (rouge) et lorsqu'elle s'allume, je dois presser un bouton qui - en general - eteint ce voyant.

Me voila fier d'avoir deja la confiance de Edik, le controleur qui voyagera avec moi dans ce wagon.







Edik, controleur devant notre wagon, et Constantin, le motard Moscovit qui a passe 3 jours avec moi pour trouver une combine pour le transport de la moto.


Visite de la salle de bain :


Dans le vestibule, Edik installe un petit rechaud a gaz pour faire chauffer la soupe. Apres la cuisine il range avec soin son rechaud et ne le laisse pas en place. Il m'expliquera qu'un rechaud a gaz est interdit a bord du train...


Notre compartiment/vestibule a une porte scellee qui donne sur le chargement. Mais si on veut faire un tour dans ce chargement, il suffit de faire sauter la scellee et en mettre uyne autre en suivant. Edik en a bien une douzaine d'avance...


Le Chauffage de notre wagon se fait au charbon. Cela permet aussi d'avoir de l'eau tiede. Pratique en hiver pour eviter qu'elle ne gele lorsqu'il fait -30 degres a l'exterieur.


A propos de se rechauffer... Edik me dit qu'il ne boit pas lorsqu'il travaille. Ca m'arrange. Mais le second jour il revient de la gare avec un litre de Vodka et m'explique qu'il ne travaillera (dechargement) que dans 2 jours.
A la tienne Edik!
En plus le 9 mars, on fete l'armistice contre les fachistes (nous, on dit contre les Allemands), donc ca fait une raison de plus de finir cette bouteille. Plus que jamais :  - VODKA : Connecting people -


Ah, j'oubliais : Edik ne parle que russe, et moi pas un mot.
Enfin, pas un mot au depart mais apres 4 jours de cours intensifs avec lui, je me debrouille un peu a present!

Ah tiens, voila l'hotesse du wagon d'a cote qui pointe son nez. On dirait une hotesse Luftansa, avec le meme nombre d'heures de vol...


Une fois en gare, le train s'arrete 15 a 20 minutes ou on peut descendre. Par contre il repart sans prevenir et sans attendre. Les hotesses veillent donc...


ambiance sur le quai :
A chaque arret il y a des vendeurs de bricoles a manger emballe sous vide a taiwan :


Parfois c'est des vrais petits plats (beignets, ou raviolis en general) prepares maisons ... miam!


Quelques gares traversees :




Interdit de passer sous les wagons! Je ne vois pas qui oserait, de toute facon!


Ah ben si!



On croise le train en provenance de Mongolie. Les voyageurs mongols en profitent pour essayer de vendre tout type de breloques directement sur le quai ou depuis le train. Y'a pas, le commerce c'est un truc qu'ils ont dans la peau.


ambiance nocturne :



Comme il y a des amateurs de trains qui risquent de tomber sur cette page, voici quelques photos des mecqniques russes qui trqverssent le continent :




Les "paupieres de phares", accessoire oh combien kitch sur les motos se trouve aussi sur les locos!



4 jours de train, donc, 5 fuseaux horaire d'ecart entre le depart et l'arrivee. Pour eviter les problemes, les gares affichent l'heure de Moscou. Je trouvais ca preuve d'un grand nombrilisme et centralisation, mais c'est finalement sacrement plus pratique.

Avec tous ces kilometres, on traverse l'Oural, et puis on arrive en Siberie... On passe de la Taiga a la Toundra.

C'est pauvre, mais les petites maisons en bois sont presque toujours colorees...








Un copain!


Et enfin, on retrouve des hauteurs autour du lac Baikal qui finit de degeler


Le blanc, sur la photo, ca n'est pas de la mousse, mais de la glace!



Bon, allez, assez reve!
La suite du voyage, ca sera en moto, et demain, je passe la frontiere Russie/Mongolie pour une semaine de camping itinerant en terre Mongole.



En Mongolie, vu que justement je pense faire du camping sauvage tous les jours, je n'aurai probablement pas d'acces internet facile. Donc pas d'inquietudes si je ne publie rien avant le 20/21 avril!
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